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Qu'il est bon de sentir que sa terre est la Terre

Bonjour,

Si vous saviez le plaisir que vous me feriez en laissant un mot....

  • 1/8/2008 5:12 PM
    Joli blog, belles photos.. j'aime bcp..
  • 1/8/2008 5:09 PM
    quelques lignes pour un sourire?
    Où la vie te méne t'elle? tes aspirations prennent elles forme?
    je l'esper, et te souhaite tendresses et douceurs..
    Sorry suis pas vnu parler sur msn, pas trop le temps en ce moment..
    mais j'esper ke l'on poura se voire biento..
    Pren soin de toi..
  • 12/25/2007 2:09 AM
    Célinou  de souffle  fffff
    Célinou  de  cascades
    Célinou du dis et du tu
    Célinou: présente
     
  • 11/29/2007 11:31 PM
    Célinou des îles et du désert.
    Célilou des villes et des vents
    La terre a tremblé, longuement comme un vertige aujourd'hui
    l'affolement a saisi la plupart
    il n'y a pas eu de distraits
    les chiens ont hurlé une longue plainte
    bisous  maman
  • 10/14/2007 4:56 PM
    Petit mot aux grands maux de cette grande âme de poétesse. Ton talent m'impressionne et me laisse  muette, à l'écoute.
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Ordre Aléatoire
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Updated 10/20/2007
Updated 10/21/2007
Updated 10/19/2007
Updated 10/21/2007
Updated 10/19/2007
Updated 10/19/2007
Updated 5/7/2005
Updated 4/26/2005
Updated 10/21/2007
Updated 5/7/2005
3/17/2008

Sable Mouvant

 

 

Désirs en marais-salant

Sales paniques insoutenables

Absorbent les raisons du soleil

Pour des raisins de passion

 

Dissolues et dissoutes

Les volontés grévistes

En pique-nique sur la chaussée

Spectatrices du macadam

Avide de célérités en dérapage

 

Désirs salant  vortex

Vers les voyages insolites

Aux destinations incomprises

Délicieuses de caprice et d’insouciance

Délicates de violences spontanées

 

Elle sombre toujours plus

Au désir d’y échapper enfin

Aux brulantes pulsions de l’éphémère

Aux élixirs des merveilles

Au mensonge des contes et des jeux

 

Sales désirs de toujours y succomber

Riant à la mesure

Hurlant à la nuit

Insatiable de pluie d’étoiles

D’un peu plus d’inaccessible

 

Marais-salant des tendresses volatiles.

 

23/01/08

Supernova

J’ai vécu cet instant comme toujours où l’imperfection était harmonie

 

En rupture l’absence m’inonde et si mes épaules se libèrent du poids du silence ma poitrine supporte la mélancolie

 

Comme partie prenante d’un univers qui m’entoure une supernova expose le beau qu’elle explose et la perte et la disparition et l’irréversible

11/27/2007

Entre deux hêtres l'automne (esquisse)

Regards et mots

              Ô mélange

Regards des visages inégaux

 

Fractures de seconde

Des paroles en l'air

Flirtant aux cimes

 

Mes pensées se balkanisent

En romances mélancoliques

Des rumeurs de l'Ouest

 

 

Regards et mots

               Ô souvenirs

Regards en résurgence des peaux

 

Poussières d'irréel

Eclats d'apesanteur

Grattant la tête des nuages.

 

Mes pensées se balkanisent

Dissipant les frontières temporelles

Des raisons farfelues

 

 

Mots des regards

           Ô échos

Mots des mémoires grésillantes

 

Contours embués

De suspension d'émois

Déraisonnés, irraisonnables

 

Mes pensées balkanisées

Rangées en cases

Alors qu'indomptables.

 

 

Et les mots des regards

Et le regard des mots

Effleurent sans cesse

 

Sans toucher terre

Effleurent du haut

De la cime invisible

 

Effleurent des jardins

Qui cultivent des lueurs

Les mots en regards

 

Les regards des mots

Sans égard aux sangs

Sans égard au sens

 

Certes hagards du beau

Dispersent l'aire du temps

Et tordent l'air du fier.

 

Puisqu'au dessus des ères

L'humain ahuris tait

Les frontières de son imaginaire

 

Puisqu'au dessus des airs

L'humain se réserve en lyre

Un champ de liberté

 

Au dessus

Sans terre sous les pieds

Les pensées désinhibées

 

Sans terre sous les pieds

Les folies des abymes

Émergées.

 

 

 

 

9/17/2007

Réveil en retour à la nuit

Vendredi 14 septembre 2007 très tôt le matin

 

Réveil embrumé

De gouttes de sueur

Dans le balancement

Du désir résonne

Une profonde mélancolie.

 

Rien n’accompagne

Les corps encastrés

Qu’une morbidité patente

Le goût du bar

Au bord des lèvres.

 

Les mots ne se pressent pas

Ni ne dépressurise les cœurs.

 

Sinon qui murmure au loin

La vibration des corps en friction

 

Réveil embrumé

Dans cette étrange expression

Des désirs mélancoliques

Ensuite le silence

En retour à la nuit 

9/2/2007

Obsession

 
 
Une idée rebondit sans cesser
Portant ces purées de palabres
Ces présences pittoresques
Importunes, froissements aigus
De moustiques voraces .
 
Une pensée tenace arquée
A la félure. Un fouet claque
Au rythme d'un désordre
Une angoisse polymorphe
Redondante au bé-gay-ement
 
Evacuer.    Videz moi
 
Des noeuds qui frontièrent
Les transhumances
L'herbe se tarie dans
Ma prairie d'obsessions
 
 
A chaque cliquement
Ma pensée fuit auprès
D'une dépendance délabrée
Une vieille cabane d'espoirs enfouis
 
Cessez rebonds d'idée
 
Je m'envolerais de quiétude
à sentir mon présent
me siroter en horizon libre.
8/28/2007

Ecrire...

 Un spasme en suspens,
algorithme sans pareil
dans l'art d'inhumation
dans l'art sépulcral.
 
Ecrire l'ordalie
Ecrire l'épitaphe
Une gravure en matière
de connections intrinsèques
 
de jambes liant les lettres...
et les soupirs .
 
Ecrire les blancs de l'inconnu,
les nuances de l'indicible
les chagrin du temps de vie
comme une constante interséculaire.
 
Ecrire le trop dit, le pas assez,
l'intense et le fade pour se soulager
Se désapesantir en roulement
de bille; la bile qui s'écoule
 
purgeant un flux artériel
en érection d'extériorité.
 
Ecrire un spasme en suspens
8/22/2007

Indicibles

Certaines choses ... méritent d'être tues.
 
D'être qualifiées d'indéfini
 
Tant leur importance appartient à une autre sphère,
une autre ère,
Un rayonnement d'échelle nanoscopique,
Une existence détachée.
 
Car n'est-ce point de cela qu'il s'agit?
 
Des souvenirs mis bout à bout
enfilés en perles multiples
tissés en soucis de cohérence.
 
Alors que les indéfinis,
les sourires du chaos,
les errances de hasard,
La vie,
dans l'ampleur de son infinitude
Demeure en résidus sédimentés
En complexités galactiques
 
Un éparpillement d'inregretables
Une foison d'indicibles.
8/6/2007

Femme de terre

 
 
 
                       Chimère d'eau saumâtre
                       Déviée en retour à la vie
 
Cailloux                                                 
Caillot paralysant.                                   
                       Déviée par manque de poésie
                       Comme en effort de sublimer
 
La femme de terre s'extirpe                      
    De ce bourbier.                                     
 
 
 
 
 
                       Vertige clostrophobe.
 
 
 
 
 
 
                                    Elle diffuse du bout de ses peaux
                                    Les saveurs tranchées des matières brutes,
 
Emergence de la vase                                                            
Englobant les reins de l'envol.                                                 
 
 
 
 
                                    Hématites, grimaces en désespoir,
                                    Roulent en chagrin sur des cascades de rêves.
 
 
 
 
Soeur-nature, en sang et pierre,
En craquelures désertiques,
Quels dieux excentriques occupent la pointe de tes épaules?
 
 
Mes peaux arides habitées de coraux lumineux.
 
 
Inspiré d'une photographie de Pascal Bailleux.

Sans nom

 
 
 
 
Je ne parviens pas à déraciner la statue de calcaire
Que la pluie creuse en rides irrégulières.
 
 
 
 
Ma colonne de calcaire fière au vent,
A la face mélancolique et à l'ardeur
Ardente, mirroir à l'incandescence.
 
 
 
Ma colonne de calcaire se renfrogne,
Son socle s'enfonce et sa supplique
S'instensifie au dieu de l'air,
 
                                             au bleu des cieux.
 
 
 
Grande colère, ma colonne immobile
Refuse de se changer en vol légèreté.
Son socle se fendille pourtant,
Tout s'exténue en son corps poreux
Et ma gorge s'enserre et embrouille mes yeux
Car ma statue calcaire se renfrogne.
 
      ma statue

Spectacle sonique

 
 
Les fourmis ailées brouillent la moustiquaire.
Dans l'humidité brumeuse, enfin fraîche,
 
      La nuit s'orchestre.
 
 
 
 
Là bas, près de la marre
Les ultra-basses coassements
En impromptu à-propos.
 
En accompagnement
Slam de cabris d'bois,
Spectable de vocalises percussionistes.
 
Tandis qu'ici des cris irradiants
Grenouilles et sauterelles
Plume et délicatesse

Pluie, cris ébouriffés, battements

 
 
Pluie
Cris
Ebouriffés
Battements
 
La pluie
Tintement de tuiles
Sur l'harmonie
De cris ébouriffés
En hymne au présent
La pluie. 
 
J'ouvre mes volets pour laisser
Tintinabuller la nuit
Une fraîcheur de pierre
Humecte mes pieds dénudés.