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3/17/2008 Sable Mouvant
Désirs en marais-salant Sales paniques insoutenables Absorbent les raisons du soleil Pour des raisins de passion
Dissolues et dissoutes Les volontés grévistes En pique-nique sur la chaussée Spectatrices du macadam Avide de célérités en dérapage
Désirs salant vortex Vers les voyages insolites Aux destinations incomprises Délicieuses de caprice et d’insouciance Délicates de violences spontanées
Elle sombre toujours plus Au désir d’y échapper enfin Aux brulantes pulsions de l’éphémère Aux élixirs des merveilles Au mensonge des contes et des jeux
Sales désirs de toujours y succomber Riant à la mesure Hurlant à la nuit Insatiable de pluie d’étoiles D’un peu plus d’inaccessible
Marais-salant des tendresses volatiles.
23/01/08 SupernovaJ’ai vécu cet instant comme toujours où l’imperfection était harmonie
En rupture l’absence m’inonde et si mes épaules se libèrent du poids du silence ma poitrine supporte la mélancolie
Comme partie prenante d’un univers qui m’entoure une supernova expose le beau qu’elle explose et la perte et la disparition et l’irréversible 11/27/2007 Entre deux hêtres l'automne (esquisse)Regards et mots Ô mélange Regards des visages inégaux
Fractures de seconde Des paroles en l'air Flirtant aux cimes
Mes pensées se balkanisent En romances mélancoliques Des rumeurs de l'Ouest
Regards et mots Ô souvenirs Regards en résurgence des peaux
Poussières d'irréel Eclats d'apesanteur Grattant la tête des nuages.
Mes pensées se balkanisent Dissipant les frontières temporelles Des raisons farfelues
Mots des regards Ô échos Mots des mémoires grésillantes
Contours embués De suspension d'émois Déraisonnés, irraisonnables
Mes pensées balkanisées Rangées en cases Alors qu'indomptables.
Et les mots des regards Et le regard des mots Effleurent sans cesse
Sans toucher terre Effleurent du haut De la cime invisible
Effleurent des jardins Qui cultivent des lueurs Les mots en regards
Les regards des mots Sans égard aux sangs Sans égard au sens
Certes hagards du beau Dispersent l'aire du temps Et tordent l'air du fier.
Puisqu'au dessus des ères L'humain ahuris tait Les frontières de son imaginaire
Puisqu'au dessus des airs L'humain se réserve en lyre Un champ de liberté
Au dessus Sans terre sous les pieds Les pensées désinhibées
Sans terre sous les pieds Les folies des abymes Émergées.
9/17/2007 Réveil en retour à la nuitVendredi 14 septembre 2007 très tôt le matin
Réveil embrumé De gouttes de sueur Dans le balancement Du désir résonne Une profonde mélancolie.
Rien n’accompagne Les corps encastrés Qu’une morbidité patente Le goût du bar Au bord des lèvres.
Les mots ne se pressent pas Ni ne dépressurise les cœurs.
Sinon qui murmure au loin La vibration des corps en friction
Réveil embrumé Dans cette étrange expression Des désirs mélancoliques Ensuite le silence En retour à la nuit 9/2/2007 ObsessionUne idée rebondit sans cesser
Portant ces purées de palabres
Ces présences pittoresques
Importunes, froissements aigus
De moustiques voraces .
Une pensée tenace arquée
A la félure. Un fouet claque
Au rythme d'un désordre
Une angoisse polymorphe
Redondante au bé-gay-ement
Evacuer. Videz moi
Des noeuds qui frontièrent
Les transhumances
L'herbe se tarie dans
Ma prairie d'obsessions
A chaque cliquement
Ma pensée fuit auprès
D'une dépendance délabrée
Une vieille cabane d'espoirs enfouis
Cessez rebonds d'idée
Je m'envolerais de quiétude
à sentir mon présent
me siroter en horizon libre. 8/28/2007 Ecrire... Un spasme en suspens,
algorithme sans pareil
dans l'art d'inhumation
dans l'art sépulcral.
Ecrire l'ordalie
Ecrire l'épitaphe
Une gravure en matière
de connections intrinsèques
de jambes liant les lettres...
et les soupirs .
Ecrire les blancs de l'inconnu,
les nuances de l'indicible
les chagrin du temps de vie
comme une constante interséculaire.
Ecrire le trop dit, le pas assez,
l'intense et le fade pour se soulager
Se désapesantir en roulement
de bille; la bile qui s'écoule
purgeant un flux artériel
en érection d'extériorité.
Ecrire un spasme en suspens 8/22/2007 IndiciblesCertaines choses ... méritent d'être tues.
D'être qualifiées d'indéfini
Tant leur importance appartient à une autre sphère,
une autre ère,
Un rayonnement d'échelle nanoscopique,
Une existence détachée.
Car n'est-ce point de cela qu'il s'agit?
Des souvenirs mis bout à bout
enfilés en perles multiples
tissés en soucis de cohérence.
Alors que les indéfinis,
les sourires du chaos,
les errances de hasard,
La vie,
dans l'ampleur de son infinitude
Demeure en résidus sédimentés
En complexités galactiques
Un éparpillement d'inregretables
Une foison d'indicibles. 8/6/2007 Femme de terre Chimère d'eau saumâtre
Déviée en retour à la vie
Cailloux
Caillot paralysant.
Déviée par manque de poésie
Comme en effort de sublimer
La femme de terre s'extirpe
De ce bourbier.
Vertige clostrophobe.
Elle diffuse du bout de ses peaux
Les saveurs tranchées des matières brutes,
Emergence de la vase
Englobant les reins de l'envol.
Hématites, grimaces en désespoir,
Roulent en chagrin sur des cascades de rêves.
Soeur-nature, en sang et pierre,
En craquelures désertiques,
Quels dieux excentriques occupent la pointe de tes épaules?
Mes peaux arides habitées de coraux lumineux.
Inspiré d'une photographie de Pascal Bailleux. Sans nomJe ne parviens pas à déraciner la statue de calcaire
Que la pluie creuse en rides irrégulières.
Ma colonne de calcaire fière au vent,
A la face mélancolique et à l'ardeur
Ardente, mirroir à l'incandescence.
Ma colonne de calcaire se renfrogne,
Son socle s'enfonce et sa supplique
S'instensifie au dieu de l'air,
au bleu des cieux.
Grande colère, ma colonne immobile
Refuse de se changer en vol légèreté.
Son socle se fendille pourtant,
Tout s'exténue en son corps poreux
Et ma gorge s'enserre et embrouille mes yeux
Car ma statue calcaire se renfrogne.
ma statue Spectacle soniqueLes fourmis ailées brouillent la moustiquaire.
Dans l'humidité brumeuse, enfin fraîche,
La nuit s'orchestre.
Là bas, près de la marre
Les ultra-basses coassements
En impromptu à-propos.
En accompagnement
Slam de cabris d'bois,
Spectable de vocalises percussionistes.
Tandis qu'ici des cris irradiants
Grenouilles et sauterelles
Plume et délicatesse Pluie, cris ébouriffés, battementsPluie
Cris
Ebouriffés
Battements
La pluie
Tintement de tuiles
Sur l'harmonie
De cris ébouriffés
En hymne au présent
La pluie.
J'ouvre mes volets pour laisser
Tintinabuller la nuit
Une fraîcheur de pierre
Humecte mes pieds dénudés. 7/2/2007 Trans-atlantiqueEn trans-atlantique je retrouve mon encre pour épancher ce brouillon qui me baigne, me parfume d'épices anonymes. La vie court telle que les rides s'insinuent entre mes deux yeux et forgent ma carapace-tortue. Je me protège, quel étrange comportement. Je craind l'amour, Moi, Qui marche sur le feu pour y sentir des chatouilles de vie.
Mise en garde contre un élan spontané sans parti pris. Aussi contre la véhémence et cette colère que suent mes pores jusqu'à la puanteur d'un parfum-nature putride.
Les mots basculent en frissons et noeuds.
L'amour, comme leitmotiv de souffrance et d'espoir et mes craintes s'emmèlent.
Les gribouillis, bouillie de signes aux sens incertains. Leur echo m'apaise.
Je m'explore hors d'un espace temps défini, loin de la terre, au dessus des hommes, au delà de moi-même.
Les questions se terrent, Sans envergure elles plongent dans les eaux sombres en quête de magies inconnues, d'une nouvelle fraicheur légitimant leur recurrence Au goût des jours.
Lui, lui, elle, elle, idoles en perdition. Dieu sans loi, je sens la vie me traverser comme jamais. Et mon devoir de ne pas m'empoisonner dans l'absence.
Oublier ses rêves vivre sa folie
Rendez vous avec la merRendez vous avec la mer
Le sel s'imisse dans le lit du cil
Et l'encombre jusqu'à creuser l'oeil
J'en cueille la fleur d'apesanteur
Jusqu'à la plaie j'en rit j'en pleure.
Rendez vous avec la mer
qui ne m'attend pas
D'un bout de bois je la bat
domptant ses vagues sans la blesser
Chateau fort sans paroie
Que le flux et re d'un guerre qui m'entoure
Elle s'en cogne la mer,
les vagues sur les roches tranchantes
Quand je me pique dans son nid de douceur sûre,
d'eau dure, de multitude.
Petit petit ma goutte de pisse qui réchauffe ma cuisse immergée.
La mer je m'y noie pour gamberger,
pour héberger ma peur, je m'y fond
comme dans la nuit, comme ensommeillée
de rêves insalubres.
Vomir la mer, que de bile renversée,
je la vénère
Un rendez vous avec la mer 1/19/2007 DualitéCafé noir aux teintes amères.
Imposition du tribut d'amour.
Dans du délice se glisse la torpeur
D'une chute libre au visage tordu.
Qu'est-donc de coucher
Sur paroles l'angoisse
Des violences dégustées
En jouissance d'évasion ?
L'espoir en quête
Mon corps en fuite
Ou l'unité aveugle
La magie de matière
Un absurde amour.
Compagnon de coeur
Et le corps enfoui.
L'étreinte des désirs jumeaux.
Les mots s'égarent
aux creux des peurs. Immersion rituelleImmersion rituelle.
Quel mérite à méditer
Sur les flots de la mère
Aimée amèrement?
Ah mère tu me scies!
Que tes paroles amères
Emergent d'une autre côte.
A l'abordage de ma réaction
Ton supplice t'élance en lame de rasoir.
Amer ton amour,
D'un fond de miel
Des formes de déchirures
Sur les flots de la mère
Aimée amèrement.
Ah mère tu me pends!
Au nez l'amer des yeux
Envahit d'une fureur maniaque
De perfection imperméable
Aux signe des saisons.
Désastre, parlez moi de désastre, parlez m'en*.
Ah mère tu m'inspires!
Parfois au dégout de moi
Aveugle culpa, coupée au guillotin.
De livres tu sors
Des misères d'influences déméritées.
Expiration d'enfance, d'un choc de mère hérité, frolement éléctrique, qui hérisse le poil...
Amertume d'une mère qui aime.
* : Léon Gontrand Damas, "Hoquet", Pigment et névralgie. 8/16/2006 MoraleDieu me hacèle ces temps-ci, pour savoir si je lâcherais prise. Et mes doutes qui commencent à douter d'eux-même. Entre Sade et Locke ma morale se déchire. J'enchaînerais mes vagabondages sur l'heure si j'avais su croire que les choses changeraient. daté du 30.12.04 Le philosopheEst-ce qu'il m'inspire? J'aime le moi en lui... Ou est-ce qu'il m'aspire? Lui, lui, lui... Je craind qu'il ne fasse qu'inspirer mes aspirations. 8/14/2006 John McDemott Photography, Images of AsiaEn rendant visite à certaines productions bloguesques, je tombe sur celui ci: nha2121.spaces.live.com/ C'est alors que je decouvre une sorte de petit synopsis accompagne d'une photographie des plus epoustouflantes: un arbe au racine baladeuse qui envahit une ruine et s'elance dans un ciel lunaire. Cette photo ne vient pourtant pas de ces delires lointain d'un poete fou, mais du Cambodge, Angkor: Tout cela pour presenter un site qui diffuse ces magnifiques photos d'Asie... Ca vaut le detour: www.asiaphotos.net/gallery/ Naufrage du marasmeEt dans un élan d'incohérence je hait et maudit tous ceux qui m'ont laissée seule avec moi même. Voyage en mer caraibeL'océan, près des côtes, De couleurs nouvelles. Défini mon oeil en mouvement L'océan, phrase sans point |
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