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Bonjour,

Si vous saviez le plaisir que vous me feriez en laissant un mot....

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Chriswrote:
Joli blog, belles photos.. j'aime bcp..
Jan. 8
Chriswrote:
quelques lignes pour un sourire?
Où la vie te méne t'elle? tes aspirations prennent elles forme?
je l'esper, et te souhaite tendresses et douceurs..
Sorry suis pas vnu parler sur msn, pas trop le temps en ce moment..
mais j'esper ke l'on poura se voire biento..
Pren soin de toi..
Jan. 8
Célinou  de souffle  fffff
Célinou  de  cascades
Célinou du dis et du tu
Célinou: présente
 
Dec. 25
Célinou des îles et du désert.
Célilou des villes et des vents
La terre a tremblé, longuement comme un vertige aujourd'hui
l'affolement a saisi la plupart
il n'y a pas eu de distraits
les chiens ont hurlé une longue plainte
bisous  maman
Nov. 29
Petit mot aux grands maux de cette grande âme de poétesse. Ton talent m'impressionne et me laisse  muette, à l'écoute.
Oct. 14
Arbre  
Photo 1 of 30
3/17/2008

Sable Mouvant

 

 

Désirs en marais-salant

Sales paniques insoutenables

Absorbent les raisons du soleil

Pour des raisins de passion

 

Dissolues et dissoutes

Les volontés grévistes

En pique-nique sur la chaussée

Spectatrices du macadam

Avide de célérités en dérapage

 

Désirs salant  vortex

Vers les voyages insolites

Aux destinations incomprises

Délicieuses de caprice et d’insouciance

Délicates de violences spontanées

 

Elle sombre toujours plus

Au désir d’y échapper enfin

Aux brulantes pulsions de l’éphémère

Aux élixirs des merveilles

Au mensonge des contes et des jeux

 

Sales désirs de toujours y succomber

Riant à la mesure

Hurlant à la nuit

Insatiable de pluie d’étoiles

D’un peu plus d’inaccessible

 

Marais-salant des tendresses volatiles.

 

23/01/08

Supernova

J’ai vécu cet instant comme toujours où l’imperfection était harmonie

 

En rupture l’absence m’inonde et si mes épaules se libèrent du poids du silence ma poitrine supporte la mélancolie

 

Comme partie prenante d’un univers qui m’entoure une supernova expose le beau qu’elle explose et la perte et la disparition et l’irréversible

11/27/2007

Entre deux hêtres l'automne (esquisse)

Regards et mots

              Ô mélange

Regards des visages inégaux

 

Fractures de seconde

Des paroles en l'air

Flirtant aux cimes

 

Mes pensées se balkanisent

En romances mélancoliques

Des rumeurs de l'Ouest

 

 

Regards et mots

               Ô souvenirs

Regards en résurgence des peaux

 

Poussières d'irréel

Eclats d'apesanteur

Grattant la tête des nuages.

 

Mes pensées se balkanisent

Dissipant les frontières temporelles

Des raisons farfelues

 

 

Mots des regards

           Ô échos

Mots des mémoires grésillantes

 

Contours embués

De suspension d'émois

Déraisonnés, irraisonnables

 

Mes pensées balkanisées

Rangées en cases

Alors qu'indomptables.

 

 

Et les mots des regards

Et le regard des mots

Effleurent sans cesse

 

Sans toucher terre

Effleurent du haut

De la cime invisible

 

Effleurent des jardins

Qui cultivent des lueurs

Les mots en regards

 

Les regards des mots

Sans égard aux sangs

Sans égard au sens

 

Certes hagards du beau

Dispersent l'aire du temps

Et tordent l'air du fier.

 

Puisqu'au dessus des ères

L'humain ahuris tait

Les frontières de son imaginaire

 

Puisqu'au dessus des airs

L'humain se réserve en lyre

Un champ de liberté

 

Au dessus

Sans terre sous les pieds

Les pensées désinhibées

 

Sans terre sous les pieds

Les folies des abymes

Émergées.

 

 

 

 

9/17/2007

Réveil en retour à la nuit

Vendredi 14 septembre 2007 très tôt le matin

 

Réveil embrumé

De gouttes de sueur

Dans le balancement

Du désir résonne

Une profonde mélancolie.

 

Rien n’accompagne

Les corps encastrés

Qu’une morbidité patente

Le goût du bar

Au bord des lèvres.

 

Les mots ne se pressent pas

Ni ne dépressurise les cœurs.

 

Sinon qui murmure au loin

La vibration des corps en friction

 

Réveil embrumé

Dans cette étrange expression

Des désirs mélancoliques

Ensuite le silence

En retour à la nuit 

9/2/2007

Obsession

 
 
Une idée rebondit sans cesser
Portant ces purées de palabres
Ces présences pittoresques
Importunes, froissements aigus
De moustiques voraces .
 
Une pensée tenace arquée
A la félure. Un fouet claque
Au rythme d'un désordre
Une angoisse polymorphe
Redondante au bé-gay-ement
 
Evacuer.    Videz moi
 
Des noeuds qui frontièrent
Les transhumances
L'herbe se tarie dans
Ma prairie d'obsessions
 
 
A chaque cliquement
Ma pensée fuit auprès
D'une dépendance délabrée
Une vieille cabane d'espoirs enfouis
 
Cessez rebonds d'idée
 
Je m'envolerais de quiétude
à sentir mon présent
me siroter en horizon libre.
8/28/2007

Ecrire...

 Un spasme en suspens,
algorithme sans pareil
dans l'art d'inhumation
dans l'art sépulcral.
 
Ecrire l'ordalie
Ecrire l'épitaphe
Une gravure en matière
de connections intrinsèques
 
de jambes liant les lettres...
et les soupirs .
 
Ecrire les blancs de l'inconnu,
les nuances de l'indicible
les chagrin du temps de vie
comme une constante interséculaire.
 
Ecrire le trop dit, le pas assez,
l'intense et le fade pour se soulager
Se désapesantir en roulement
de bille; la bile qui s'écoule
 
purgeant un flux artériel
en érection d'extériorité.
 
Ecrire un spasme en suspens
8/22/2007

Indicibles

Certaines choses ... méritent d'être tues.
 
D'être qualifiées d'indéfini
 
Tant leur importance appartient à une autre sphère,
une autre ère,
Un rayonnement d'échelle nanoscopique,
Une existence détachée.
 
Car n'est-ce point de cela qu'il s'agit?
 
Des souvenirs mis bout à bout
enfilés en perles multiples
tissés en soucis de cohérence.
 
Alors que les indéfinis,
les sourires du chaos,
les errances de hasard,
La vie,
dans l'ampleur de son infinitude
Demeure en résidus sédimentés
En complexités galactiques
 
Un éparpillement d'inregretables
Une foison d'indicibles.
8/6/2007

Femme de terre

 
 
 
                       Chimère d'eau saumâtre
                       Déviée en retour à la vie
 
Cailloux                                                 
Caillot paralysant.                                   
                       Déviée par manque de poésie
                       Comme en effort de sublimer
 
La femme de terre s'extirpe                      
    De ce bourbier.                                     
 
 
 
 
 
                       Vertige clostrophobe.
 
 
 
 
 
 
                                    Elle diffuse du bout de ses peaux
                                    Les saveurs tranchées des matières brutes,
 
Emergence de la vase                                                            
Englobant les reins de l'envol.                                                 
 
 
 
 
                                    Hématites, grimaces en désespoir,
                                    Roulent en chagrin sur des cascades de rêves.
 
 
 
 
Soeur-nature, en sang et pierre,
En craquelures désertiques,
Quels dieux excentriques occupent la pointe de tes épaules?
 
 
Mes peaux arides habitées de coraux lumineux.
 
 
Inspiré d'une photographie de Pascal Bailleux.

Sans nom

 
 
 
 
Je ne parviens pas à déraciner la statue de calcaire
Que la pluie creuse en rides irrégulières.
 
 
 
 
Ma colonne de calcaire fière au vent,
A la face mélancolique et à l'ardeur
Ardente, mirroir à l'incandescence.
 
 
 
Ma colonne de calcaire se renfrogne,
Son socle s'enfonce et sa supplique
S'instensifie au dieu de l'air,
 
                                             au bleu des cieux.
 
 
 
Grande colère, ma colonne immobile
Refuse de se changer en vol légèreté.
Son socle se fendille pourtant,
Tout s'exténue en son corps poreux
Et ma gorge s'enserre et embrouille mes yeux
Car ma statue calcaire se renfrogne.
 
      ma statue

Spectacle sonique

 
 
Les fourmis ailées brouillent la moustiquaire.
Dans l'humidité brumeuse, enfin fraîche,
 
      La nuit s'orchestre.
 
 
 
 
Là bas, près de la marre
Les ultra-basses coassements
En impromptu à-propos.
 
En accompagnement
Slam de cabris d'bois,
Spectable de vocalises percussionistes.
 
Tandis qu'ici des cris irradiants
Grenouilles et sauterelles
Plume et délicatesse

Pluie, cris ébouriffés, battements

 
 
Pluie
Cris
Ebouriffés
Battements
 
La pluie
Tintement de tuiles
Sur l'harmonie
De cris ébouriffés
En hymne au présent
La pluie. 
 
J'ouvre mes volets pour laisser
Tintinabuller la nuit
Une fraîcheur de pierre
Humecte mes pieds dénudés.
7/2/2007

Trans-atlantique

En trans-atlantique je retrouve mon encre pour épancher ce brouillon qui me baigne, me parfume d'épices anonymes.

La vie court telle que les rides s'insinuent entre mes deux yeux et forgent ma carapace-tortue. Je me protège,

quel étrange comportement. Je craind l'amour, Moi,

Qui marche sur le feu pour y sentir des chatouilles de vie.

 

Mise en garde contre un élan spontané sans parti pris.

Aussi contre la véhémence et cette colère que suent mes pores

jusqu'à la puanteur d'un parfum-nature putride.

 

Les mots basculent en frissons et noeuds.

 

L'amour, comme leitmotiv de souffrance et d'espoir

et mes craintes s'emmèlent.

 

Les gribouillis, bouillie de signes aux sens incertains.

Leur echo m'apaise.

 

Je m'explore hors d'un espace temps défini, loin de la terre,

au dessus des hommes, au delà de moi-même.

 

Les questions se terrent,

Sans envergure elles plongent dans les eaux sombres en quête

de magies inconnues, d'une nouvelle fraicheur légitimant leur recurrence

Au goût des jours.

Lui, lui, elle, elle, idoles en perdition.

Dieu sans loi, je sens la vie me traverser comme jamais.

Et mon devoir de ne pas m'empoisonner dans l'absence.

 

Oublier ses rêves vivre sa folie

 

 

 

Rendez vous avec la mer

Rendez vous avec la mer
Le sel s'imisse dans le lit du cil
Et l'encombre jusqu'à creuser l'oeil
J'en cueille la fleur d'apesanteur
Jusqu'à la plaie j'en rit j'en pleure.
 
Rendez vous avec la mer
qui ne m'attend pas
D'un bout de bois je la bat
domptant ses vagues sans la blesser
 
Chateau fort sans paroie
Que le flux et re d'un guerre qui m'entoure
 
Elle s'en cogne la mer,
les vagues sur les roches tranchantes
Quand je me pique dans son nid de douceur sûre,
d'eau dure, de multitude.
 
Petit petit ma goutte de pisse qui réchauffe ma cuisse immergée.
 
La mer je m'y noie pour gamberger,
pour héberger ma peur, je m'y fond
comme dans la nuit, comme ensommeillée
de rêves insalubres.
 
Vomir la mer, que de bile renversée,
je la vénère
 
Un rendez vous avec la mer
1/19/2007

Dualité

 
 
Café noir aux teintes amères.
 
Imposition du tribut d'amour.
 
Dans du délice se glisse la torpeur
D'une chute libre au visage tordu.
 
Qu'est-donc de coucher
Sur paroles l'angoisse
 
Des violences dégustées
En jouissance d'évasion ?
 
L'espoir en quête
 
Mon corps en fuite
 
Ou l'unité aveugle
La magie de matière
 
Un absurde amour.
 
Compagnon de coeur
Et le corps enfoui.
 
L'étreinte des désirs jumeaux.
 
 
Les mots s'égarent
aux creux des peurs.

Immersion rituelle

Immersion rituelle.
 
Quel mérite à méditer
Sur les flots de la mère
Aimée amèrement?
 
Ah mère tu me scies!
Que tes paroles amères
Emergent d'une autre côte.
 
A l'abordage de ma réaction
Ton supplice t'élance en lame de rasoir.
 
Amer ton amour,
D'un fond de miel
Des formes de déchirures
 
Sur les flots de la mère
Aimée amèrement.
 
Ah mère tu me pends!
Au nez l'amer des yeux
Envahit d'une fureur maniaque
 
De perfection imperméable
Aux signe des saisons.
 
 
                                             Désastre, parlez moi de désastre, parlez m'en*.
 
 
Ah mère tu m'inspires!
Parfois au dégout de moi
Aveugle culpa, coupée au guillotin.
 
De livres tu sors
Des misères d'influences déméritées.
 
 
Expiration d'enfance, d'un choc de mère hérité, frolement éléctrique, qui hérisse le poil...
Amertume d'une mère qui aime.
 
 
 
 * : Léon Gontrand Damas, "Hoquet", Pigment et névralgie.
8/16/2006

Morale

Dieu me hacèle ces temps-ci, pour savoir si je lâcherais prise.

Et mes doutes qui commencent à douter d'eux-même.

Entre Sade et Locke ma morale se déchire.

J'enchaînerais mes vagabondages sur l'heure si j'avais su croire que les choses changeraient.

daté du 30.12.04

Le philosophe


Est-ce qu'il m'inspire? J'aime le moi en lui...

Ou est-ce qu'il m'aspire? Lui, lui, lui...

Je craind qu'il ne fasse qu'inspirer mes aspirations.
8/14/2006

John McDemott Photography, Images of Asia

En rendant visite à certaines productions bloguesques, je tombe sur celui ci: nha2121.spaces.live.com/

C'est alors que je decouvre une sorte de petit synopsis accompagne d'une photographie des plus epoustouflantes: un arbe au racine baladeuse qui envahit une ruine et s'elance dans un ciel lunaire. Cette photo ne vient pourtant pas de ces delires lointain d'un poete fou, mais du Cambodge, Angkor:

http://tkfiles.storage.msn.com/x1pmAkndzHuOfc7d6kb946P1DiJZP7lVoWEA03BOGRcJsngOsx3_q--uN9Nj7XdmRtlbyv34sv5DoHqcuDFHYuLbnLtS6m_EssZyDItexMHHl7CRy_3A2pR_0va5JELaS7c

Tout cela pour presenter un site qui diffuse ces magnifiques photos d'Asie... Ca vaut le detour: www.asiaphotos.net/gallery/
http://tkfiles.storage.msn.com/x1pmAkndzHuOfc7d6kb946P1JWhlfJlFVwbtKZh4zjafxLvvHkxfBn5fZDfqKqYtzxaioE3_ncepZXJaZqzkS-taAB-j4_SEhGNu9NOtYF9488l2zsZZcb91QSM58EXVoPzwVcj-7BfMq8

Naufrage du marasme

Et dans un élan d'incohérence je hait et maudit tous ceux qui m'ont laissée seule avec moi même.

Voyage en mer caraibe

L'océan, près des côtes,
Où les rives tropicales
Abrite des paysages
En constante mutation.

L'océan, entité de constance
en mouvements incessants.
Une pluie, une marée
Et les fonds se parent.

De couleurs nouvelles.
De courants les bancs migrent,
Diffusant l'intemporelle 
L'océan, impressioniste départ.

Une fantaisie de poissons
De paillettes et de strass
Chaque fois m'arrete,
Me perd dans cette masse infini

Défini mon oeil en mouvement

L'océan, phrase sans point
De repère, de jardins sans fin,
Je ne me lasse pas de balades,
D'envols apesantis dans l'eau salée

J'égare mon chemin la tête noyée
Sans trace ni sentier
Perdre la tête enfouie dans les fonds
De filages différés.

Lorsque d'angoisse je lève la tête,
Bien souvent je réalise qu'un voyage
A mille lieux de mes pensées
Se sirote là, à dix pas de chez moi.

8/11/2006

Image, une bulle d'air fin 2004

Fleur Bleue:
 
 
Une jeune fille, sur une plage sauvage, danse et médite.
Une aube fraiche, à l'heure des parfums de rosée.
Une abeille virevolte dans le bois lorsque des feuilles
Apparait la belle, simplement, de haillons vétue .
 
D'un mouvement de hanche elle caresse l'humidité.
 
Je me suis souvent demandée comment
chacun de ses gestes inspiraient 
telle grâce et étrange légèreté.
 
Son reflet de danseuse sur les gouttes de rosée l'accompagne dans un hymne à la joie.
 
Arrivée au bord d'une rivière, une grosse roche, douce et ronde, polie par l'érosion.
 Alors s'achève sa danse hypnotique qui tourbillonne ses boucles brunes.
Elle s'assied au creux de ce frais fauteuil.
Extrait du bout de la main une fine liane dont elle noue ses cheuveux.
Ses yeux brillent; son visage inspire Sérénité.
Elle ferme les yeux.
 
L'abeille passe, et les papillons s'en viennent, un à un, orner son cou d'un vivant bijoux.

Retrospective

Dans le but de reunir un ensemble coherent de 300 a 350 lignes, je me replonge dans mes quelques cahier d'ecriture... J'y redecouvre des images perdues.
6/27/2006

Le sans-sommeil

La faim s’enfuit,

Le temps se lasse

Et je demeure, là

Une fuite sans fin.

 

Rien ne part rien ne reste

Et le trouble fait trembler

Les restes de raison sur l’autel d'or

Gavé de symboles non-sens.

 

Prends moi fatigue dans ton flot

Laisse donc s’immiscer Sommeil

Ma fidélité lui faisant défaut

Il file éphémère et m’efface.

 

Revenez rêves, légère volupté,

Revenez étoiles, et toi et moi

Nous dormirons dans vos girons,

Sous une veilleuse généreuse.

 

Ne m’abandonne pas Jour,

Offre moi ton mouvement,

Que je  me meuve, que je m’abreuve

De la vie qui vit, non de l’attente.

 

Laisse moi me fondre à ta fourrure

Nuit, le sans-sommeil me nuit

Je disparais derrière une vitre

Teintée d'insomnies.

 

Toute incantation,

Je reste sans réponse

Et blanche je vois la nuit

Dans la liqueur de vie.

 

Du 14/06/2006

A la fleur

http://tkfiles.storage.msn.com/x1pmAkndzHuOfc7d6kb946P1K_k_QiKQh6aOFDoVFAd1c4RChy6vKB5h8-5ALQwR5GB3GUqMvUA_ajL3IB20bYlWVrbRHUlsE8eFfYIzlVsL4ppeQHstl2-pRjo995biRpTrB5DEqmnjfA


Fleur de frangipanier
Sans m'y attendre
Marchant la tête courbée
Sans doute noyée dans de petits soucis

Fleur de frangipanier
Surprise par le vent
Qui s'enivrait de ta pulpe
Surprise par le délice
De tes senteurs sucrées

J'ai relevé la tête
Pour saisir ton origine
De la terre ou du ciel
Du réel ou du rêve

Fleur de frangipanier
A mon regard tu souriais
De tes couleurs exotiques
De tes atours provoquant
Tu clamais ta différence

Fleur de frangipanier
Mon coeur séduit
Te poursuit par-delà les mers
J'ai fait de toi ma proue
Mais capricieuse tu te veux
Et au fil des saisons tu te dérobes

Fleur de frangipanier
De toi je me rassasie
Du vin que mes yeux boivent
Du pain que tu offres à mon nez
Du miel que tu fais couler
Dans mon coeur qui en toi
voit l'espoir d'une vie.

Pour toi qui te reconnaitras

5/18/2006

Le pathétique

Après maintes réflexions
il semble bien
Que c'est lorsque tout bat son fort
qu'il faut se méfier
Des sourires qui s'échouent
sur le port de fête.
 
Puisqu'alors on ne remarque pas
les amarages qui s'encrassent
et rouillent,
Nous trahissent quand la tempête s'en vient.
 
Les mots se déforment,
Les rêves nous déçoivent
en nous laissant gouter
aux moments que l'on ne vit plus.
Les instants où s'écroulent
les instances d'équilibre.
 
Dis-moi mon coeur,
si tout cela se moque,
Si les oiseaux chantent
De joie
Ou par défaut.
 
Tu connais les enjeux,
tu me les maquilles
tu les embrouillent.
Ou est-ce moi qui refuse de t'entendre.
 
 
Les mots trop nombreux
se font rare et repètent
les mêmes folies
en de jolies mélodies.
 
Qu'on en pleure!
Qu'on s'en rejouisse!
 
Tout demeure,
tout s'imisse sans consentement
Toujours, toutes nuits différentes,
à la même occupation
Ivres de sommeil
ou d'éthyl.
 
Qu'est cette ville,
et ses boites où l'on se sent bien,
et le piano que l'on s'acharne
à vouloir juste.
 
Et nos voix se ressemblent,
alors même que je reconnais
la tienne.
 
Tout s'assemble en un Dieu pathétique,
que l'on prie, que l'on jure et blasphème.
 
Certains rêvent de voir les bouteilles
côte à côte, toutes emplies de liqueurs
Bariolées et consolatrices.
D'autres songent à des pièces opaques
de fumées innibantes dans lesquelles
effluves mèlent rêves et sensualité.
Certains même se vantent d'échapper
au piège, ruminant de stress
des dragés de pétrole.
 
Petites doses tuméfiées et petites
billes de saccharose, morose.
Un placebo pour ceux qui n'osent
plus y figurer une fin.
 
Dans mon bonheur je pense mes
sourires hypocrites.
Voulant à tout prix vivre mon
pathétique dépressif.
 
Seulement aujourd'hui je me demande
pourquoi, puisque tous la suivent,
je ne me laisse pas voguer sur le flot
de la bêtise humaine.
 
 
 
 
incomplet, 15 mars 2006